© Missing - Nous cherchons Denise

www.cerchiamodenise.it

www.cerchiamodenise.it

News Faits divers, nouveautés, actualités, informations sur Denise

Archive Blog Jan 2007 - Dec 2007 - Archive Blog Jan 2008 - Dec 2008 - Archive Blog Jan 2009 - Dec 2009

Archive Blog Jan 2010 - Dec 2010 - Archive Blog Jan 2011 - Dec 2011 - Archive Blog Jan 2012 - Dec 2012

Dimanche, 22 novembre 2009
"Nouvelle figure de délit, enlèvement de mineurs" "LOI DENISE" rebaptisée 'Denise', en l'honneur de Denise Pipitone

"Présentation Nouvelle figure de délit, enlèvement de mineurs" - Demain, lundi 23 novembre, dans la salle de presse du Palais Montecitorio à Rome, sera présentée la loi entrée en vigueur avec le paquet sécurité de juillet dernier, qui a introduit deux nouveaux articles dans le code pénal. L'art. 574 Bis soustraction de mineur conduit à l'étranger et l'art. 605 alinéa 3 qui a introduit la nouvelle figure de délit d'enlèvement de mineur. Demain, ils seront présentés à la presse en présence de Piera Maggio et de l'Hon. Barbara Mannucci, du PDL, première signataire de l'amendement au paquet sécurité. La nouveauté du délit d'enlèvement de mineur est que, outre la protection de la liberté individuelle, il protège également le droit à l'autorité parentale. Les peines prévues vont jusqu'à 15 ans de réclusion et la perpétuité en cas de décès du mineur enlevé. La présentation a lieu la veille de l'ouverture du procès contre Jessica Pulizzi pour l'enlèvement de la mineure Denise, qui s'ouvrira à Marsala mardi 24, où se tiendra l'audience préliminaire.
Piera Maggio se constituera partie civile en demandant le plus haut dédommagement de l'histoire des procès italiens.

***

La Loi 94/2009 entrée en vigueur le 14 août 2009 avec laquelle ont été introduites dans le code pénal deux nouvelles figures de délit. L'avocat Giacomo Frazzitta en a été le rédacteur, la promotrice de la procédure législative étant Mme Piera Maggio.

l'art. 574 bis c.p. soustraction et rétention à l'étranger du mineur ;

l'art. 605 alinéas 3,4,5 c.p. Enlèvement de mineur.

La procédure de proposition de modification du code pénal a commencé en 2006 à la suite de l'enlèvement de la mineure Denise Pipitone.
La Mme Piera Maggio, mère de Denise Pipitone, et représentante légale de l'ass. "Cerchiamo Denise" Onlus, a soutenu avec ténacité la procédure législative, elle s'est enchaînée et a fait la grève de la faim devant le Quirinal le 26/10/2007, jour du septième anniversaire de Denise, pour obtenir l'approbation de la rebaptisée "LOI DENISE", obtenant en août 2009 l'adoption de la modification du code pénal, dans le cadre du soi-disant Paquet sécurité que le gouvernement Berlusconi a promulgué cette année-là.

Archive Blog Jan 2013 - Dec 2013 - Archive Blog Jan 2014 - Dec 2014

****

e86d2e55-d84f-47eb-a1cc-ee97a8d548fb

Présentation de la nouvelle figure de loi

Palais Montecitorio (Rome) Salle du Mappamondo, photo de la conférence de presse qui a eu lieu le 23 novembre 2009, "Présentation de la nouvelle infraction d'enlèvement de mineurs, et art. 574-Bis soustraction de mineur"

Piera Maggio, Hon. Barbara Mannucci, avv. Giacomo Frazzitta

eyJpdCI6IiJ9eyJpdCI6IiJ9eyJpdCI6IiJ9eyJpdCI6IiJ9Disparue Denise Née le 26 octobre 2000 - Disparue le 1er septembre 2004 Sicile, (TP) Italie

Piera Maggio s'est enchaînée et a fait une grève de la faim devant le Quirinal le 26/10/2007, jour du septième anniversaire de Denise, pour obtenir l'approbation de la "LOI DENISE".

Photos Palais du Quirinal

eyJpdCI6IiJ9eyJpdCI6IiJ9

M. RIATTI, P. MAGGIO, Roberta ANGELILLI MEP

Meeting on "Missing Children". © European union 2010 PE-EP

Bruxelles, rencontre avec les honorables vice-présidents du Parlement européen : Angelilli, Pittella, McMillan-Scott, le vice-président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, M. Jacolino et Piera Maggio.

Photo événement Bruxelles UE

Piera Maggio demande une task force internationale pour tous les mineurs disparus

Palazzo Montecitorio (Rome) Salle du Mappamondo, photo de la conférence de presse qui a eu lieu le 23 novembre 2009, "Présentation de la nouvelle infraction d'enlèvement de mineurs, et art. 574-Bis soustraction de mineur"

Piera Maggio, On. Barbara Mannucci, avv. Giacomo Frazzitta

***

Piera Maggio s'est enchaînée et a fait une grève de la faim devant le Quirinal le 26/10/2007, jour du septième anniversaire de Denise, pour obtenir l'approbation de la "LOI DENISE".

****

Denise : 1er septembre 2010. Le chemin de la conscience

Ce message est destiné à tous les chefs d'État et de gouvernement européens

Denise: 1er septembre 2010. La route de la conscience

This message is addressed to all Heads of State and Government of European Union

Mercredi, Novembre 17, 2010

Denise : à Bruxelles, de nouvelles lignes directrices sont définies pour les recherchesBruxelles, 17/11/2010. Après la demande de création d'une task force internationale pour les recherches des mineurs disparus, lancée le 1er septembre 2010, Piera Maggio, la mère de Denise Pipitone, la fillette disparue à Mazara del Vallo (Sicile-Italie) le premier septembre 2004, sera l'invitée ce matin au Royal Palace de Bruxelles, lors de la conférence "Vulnerable Children on the run, a European Challenge" et, en début d'après-midi, elle interviendra dans la salle de presse du parlement européen lors de la conférence "Stratégies européennes contre le phénomène des mineurs disparus", aux côtés des honorables vice-présidents du parlement européen Angelilli, Pittella, McMillan-Scott et de l'Hon. Iacolino, vice-président de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Le thème proposé sera celui d'un nouvel organisme de police, formé de manière spécifique, interne aux différents membres de l'UE, qui puisse intervenir rapidement en cas de disparition de mineur, ainsi que la constitution d'un groupe opérationnel unique européen pour la recherche des mineurs disparus à travers les moyens d'information à grande échelle, qui se différencie et s'intègre par rapport à tous les services d'alerte et de contact déjà opérationnels sur le territoire.

***

Bruxelles, 17/11/2010. Après la demande de création d'une task force internationale pour la recherche des enfants disparus, lancée en septembre 2010, Mme Piera Maggio, mère de Denise Pipitone, la fillette disparue à Mazara del Vallo (Sicile-Italie) le 1er septembre 2004, sera l'invitée le matin au Palais Royal de Bruxelles, lors de la conférence "Enfants vulnérables en fuite, un défi européen" et l'après-midi elle interviendra lors de la conférence de presse du Parlement européen "Stratégie européenne contre le phénomène des enfants disparus", avec les vice-présidents Angelilli Pittella, McMillan-Scott et Iacolino, vice-président pour les libertés civiles, la justice et les affaires intérieures. Le thème sera la constitution d'un nouveau groupe de police spécialisé, interne aux membres individuels de l'UE, qui pourrait agir rapidement en cas de disparition d'enfants et la création d'un groupe européen opérant uniquement pour la recherche d'enfants disparus à grande échelle via les médias.

***

Bruxelles 17/11/2010 - Après la demande de création d'une task force internationale pour la recherche des enfants disparus, lancée en Septembre 2010, Piera Maggio, la mère de Denise Pipitone, la fillette disparue à Mazara del Vallo (Sicile-Italie), le 1er septembre 2004, au matin, sera l'invitée au Palais Royal à Bruxelles, lors de la conférence «Les enfants vulnérables à la course, un défi européen» et dans l'après-midi, elle prendra la parole à la conférence de presse du Parlement européen "Stratégie européenne contre le phénomène des enfants disparus », avec les vice-présidents Angelilli Pittella, McMillan-Scott et Iacolino, vice-président pour les libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Le thème sera de savoir comment constituer un nouveau groupe de policiers spécialisés, interne aux membres de l'Union européenne seule, qui pourrait agir rapidement en cas de disparition d'enfants et la création d'un groupe européen d'exploitation pour la recherche d'enfants disparus à travers les médias à grande échelle.

***

M. RIATTI, P. MAGGIO, Roberta ANGELILLI MEP

Meeting on "Missing Children". © European union 2010 PE-EP

Bruxelles, rencontre avec les honorables vice-présidents du Parlement européen : Angelilli, Pittella, McMillan-Scott, le vice-président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, l’Hon. Jacolino et Piera Maggio. MINEURS DISPARUS : APPEL LANCÉ PAR PIERA MAGGIO DEPUIS LE PARLEMENT EUROPÉEN DE BRUXELLES.

Regarde le reportage : vidéo TG1

La vice-présidente du Parlement européen Roberta Angelilli a rencontré le 17 novembre à Bruxelles Piera Maggio, la mère de la petite Denise Pipitone disparue il y a six ans à Mazara del Vallo.

Les fonctionnaires de la Commission européenne chargés des enfants disparus ont apporté leur plein soutien au projet de la mère de Denise, qui a proposé de créer une task force internationale capable d'intervenir rapidement en cas de disparition d'un mineur. En outre, la création d'une unité opérationnelle européenne unique pour la recherche des enfants par le biais des médias a été demandée, ainsi qu'une diffusion étendue et permanente des images de l'enfant par sms, mms, télévision, internet... afin de sensibiliser des millions de personnes en un temps très court. Vice-présidente du PE. Roberta Angelilli***

***

Jeudi, septembre 01, 2011

Lettre ouverte aux parents des mineurs disparus ou victimes de violences

Chers parents,

Celle qui vous écrit est une mère qui souffre, tout comme vous tous.

Ma douleur est celle d'avoir perdu une fille, arrachée par une main ignoble qui a piétiné les droits de ma petite et l'a éloignée de l'affection de ses proches". Je m'adresse à vous, parents qui avez subi l'enlèvement d'un enfant mineur ou qui avez vécu la tragédie de la disparition suivie du meurtre de votre petit. Seul celui qui a subi et subit la même douleur dramatique, qui chaque jour depuis sept ans m'empêche de vivre, peut comprendre que le mien est un cri de véritable souffrance.

J'ai toujours cherché à me battre pour ramener ma fille à la maison, et pour connaître la vérité sur les faits qui lui sont arrivés. Vous, comme moi, avez subi le plus grand tort qu'une personne puisse recevoir, celui d'avoir vu ses enfants violés sans aucune raison. Un mal aveugle et pervers qui les a frappés et que mille fois nous aurions souhaité qu'il nous frappe nous-mêmes au lieu de nos créatures... mais aujourd'hui nous sommes restés ici, survivants à eux ou désespérément à leur recherche. Je voudrais demander à vous tous de donner un sens à l'injustice que vous avez subie en m'aidant à constituer un comité pour la promotion de la task force internationale pour la recherche des mineurs disparus. J'ai beaucoup travaillé avec mes collaborateurs pour essayer de créer de nouveaux horizons et ne jamais abandonner l'espoir, c'est pourquoi aujourd'hui je vous demande d'être unis et de vaincre les résistances qu'un parent seul rencontre dans sa tentative désespérée de changer les choses. Considérez, si vous le souhaitez, le mal qui nous a frappés comme une maladie très rare : si nous ne nous unissons pas, nous resterons des cas isolés, des gouttes dans la mer et perdus dans notre douleur.

Au contraire, en unissant nos forces, nous pouvons accomplir beaucoup, et c'est ce que je vous demande. Contactez-moi, j'attends avec confiance votre réponse.

Je vous salue et vous embrasse chaleureusement.

Piera Maggio.

***

Qu'est-ce que la task force internationale pour la recherche de mineurs ?

C'est une nouvelle idée d'intelligence spécifiquement ciblée sur les cas de mineurs disparus. Il s'agit d'un groupe opérationnel composé de personnes compétentes dans des domaines et professions différents, capable de créer et de mettre en œuvre des initiatives pour la recherche des mineurs disparus. Il est international car il travaille en dehors des compétences et des limites d'un seul État.

Est-elle composée de forces de police de différents pays ?

Non, il s'agit au contraire de professionnels issus de domaines différents, capables de mettre en œuvre des plans de recherche en dehors ou de manière complémentaire aux forces de police.

Quel serait le siège de cette organisation ?

La ville de Bruxelles, en Belgique.

Les parents des mineurs disparus sont-ils appelés à faire partie de cette organisation ?

En règle générale, non, les parents sont appelés à promouvoir le développement de cet organisme, en supervisant ses fonctions (on pense à un rôle de garantie pour le bon fonctionnement de l'entité)

Pourquoi faut-il soutenir cette initiative ?

Parce qu'il s'agit d'un projet complexe qui, à l'heure actuelle, n'est soutenu par aucun des États membres de l'Union européenne, mais qui peut se développer grâce à l'engagement et à la collaboration de tous les intéressés et sympathisants.

Pourquoi ce type d'organisation devrait-il s'avérer meilleur que d'autres dans les recherches ?

Parce qu'elle est constituée exclusivement à cette fin, et pour améliorer l'approche organisationnelle dans les cas de personnes disparues. Il existe presque aucune organisation au niveau européen qui bénéficie de la collaboration et du soutien des personnes directement concernées (les parents) pour les recherches. La capacité à développer des solutions aux problèmes d'expérience commune à tous les parents d'enfants disparus est fondamentale pour identifier et proposer des solutions possibles aux États membres de l'Union européenne.***LETTRE OUVERTE AUX PARENTS D'ENFANTS DISPARUS OU VIOLÉS.

Chers Parents,

La personne qui vous écrit est une mère qui souffre comme vous tous. Ma douleur est celle d'avoir perdu une fillette soustraite d'une main ignoble arrachant les droits de ma petiote et l'éloignant de l'affection des siens. Je m'adresse à vous, parents qui avez subi l'enlèvement d'un fils mineur ou qui avez subi la tragédie d'une disparition suivie du meurtre de votre petit. Seul celui qui a subi et qui subit la même douleur dramatique chaque jour depuis sept ans ne me faisant plus vivre, seul celui-ci peut comprendre que mon cri est un cri de réelle souffrance. J'ai toujours cherché à lutter pour ramener ma fille à la maison et pour connaître la vérité sur ce qu'il lui est arrivé. Vous comme moi, avez subi le tort le plus grand qu'une personne puisse connaître, celui d'avoir vu violer ses propres enfants sans aucun motif. Un mal aveugle et pervers qui les a frappé et que nous aurions souhaité qu'il nous frappe nous au lieu de ses pauvres créatures. Mais nous chaque jour, nous sommes ici, survivants à eux ou désespérément à leur recherche. Je voudrais vous demander à tous de vouloir donner un sens à l'injustice que vous avez subie et de constituer un comité pour la promotion d'une task force internationale pour la recherche des mineurs disparus. J'ai beaucoup travaillé avec mes collaborateurs pour chercher à créer des nouveaux horizons et pour ne jamais perdre espoir, je vous demande donc aujourd'hui d'être unis et de vaincre la résistance qu'un simple parent peut rencontrer dans sa tentative désespérée de changer les choses. Considérez, si vous le voulez, le mal qui nous a frappé comme une maladie rarissime: si nous ne nous unissons pas, nous resterons des cas isolés, des gouttes d'eau, perdues dans notre douleur. Au contraire, unissant nos forces, nous pourrons faire beaucoup et c'est cela que je vous demande. Rapprochez vous de moi. J'attends avec confiance votre réponse.

Je vous salue et vous embrasse affectueusement.

Piera Maggio.

***

Qu'est-ce qu'est la task force internationale pour les recherches de plus petits?

C'est une nouvelle idée intelligente spécifiquement dédiée aux cas des mineurs disparus. C'est un groupe opérationnel composé par gens compétents avec des champs et des métiers différents, aptse à créer et réaliser des initiatives pour les recherches des petits disparus. C'est comme un groupe de travail international en dehors des pouvoirs et des limites d'un seul Etat.

Serait-elle composée des forces de police de différents pays?

Non, au contraire, ce sont des professionnels dans différents domaines qui sont capables de mettre en œuvre des initiatives extérieures ou complémentaires à la police.

Quel serait le siège de cette organisation?

La ville de Bruxelles, en Belgique.

Les parents d'enfants disparus sont appelés à faire partie de cette organisation?

En principe non, les parents sont appelés à promouvoir le développement de cet organe, de superviser les fonctions (on pense au rôle de garantie pour le bon fonctionnement de l'institution)

Pourquoi soutenir cette initiative?

Parce que c'est un projet complexe qui n'est pas actuellement pris en charge par l'un des états membres de l'UE, mais qui peut être développés avec l'engagement et la collaboration de tous les acteurs et les supporters.

Est-ce que ce type d'organisation devrait être mieux que d'autres dans la recherche?

Parce qu'il est constitué exclusivement pour cela, et pour améliorer l'approche organisationnelle dans les cas de personnes disparues. Les organisations sont quasi inexistantes au niveau européen avec la collaboration et le soutien des parties intéressées (parents) pour les recherches. La capacité à développer des solutions à des problèmes communs de tous les parents d'enfants disparus estfondamenale afin d'identifier et de proposer des solutions possibles aux Etats européens membres de l'Union.

samedi 1 septembre 2012

Communiqué de presse 1er septembre 2012, 8 ans depuis la disparition de Denise

COMMUNIQUÉ DE PRESSE -               1er septembre 2004 – 1er septembre 2012 - Huit longues années depuis la disparition de Denise

Huit longues années se sont écoulées depuis l'ignoble acte commis au détriment de ma fille Denise et aujourd'hui, comme alors, je ressens la “Justice”, celle avec un “J” majuscule, comme lointaine. Je fais référence tant aux compétences de la magistrature qu'aux engagements et promesses des institutions italiennes qui auraient dû se mobiliser pour retrouver ma fille.

Quoi qu'il en soit, procédons par étapes et commençons par le domaine judiciaire, car le procès contre les accusés de l'enlèvement de ma fille est actuellement en cours. Pas moins de 11 magistrats se sont succédé au cours de ces 8 années, et je cite en particulier : le procureur Sciuto, auquel a succédé l'actuel procureur Di Pisa, et en outre, dans l'ordre chronologique, les substituts Dr. Boccia, Dr.ssa Angioni, Dr.ssa Puliatti (du Parquet près le Tribunal pour mineurs de Palerme), Dr.ssa Avila, Dr. Imperato, Dr.ssa Sessa, Dr.ssa Cerroni, Dr. Brandini, Dr.ssa Carmazzi.

Ils exercent ce que j’appelle la « justice des magistrats », mais souvent ce type de travail ne satisfait pas les victimes : à titre d’exemple, trop de changements constants n’ont certainement pas profité à la procédure. Le procès pour l’enlèvement de ma fille Denise nécessite une attention particulière, notamment en ce qui concerne la mémoire historique des actes judiciaires et d’enquête, compte tenu de la quantité d’informations relatives. Et pourtant, dès que les magistrats étaient en phase avec les 350 000 actes et avaient commencé à se débrouiller dans l’écheveau compliqué créé par le consultant technique du Parquet, le Dr (aujourd’hui avocat) Genchi, voilà qu’arrivait le transfert. Les transferts constants (même demandés par les magistrats eux-mêmes) rendaient définitivement impossible de venir à bout de la situation. Le dernier départ en date a été celui du Dr Brandini, qui a rejoint le Parquet voisin de Termini Imerese.

Eh bien, à ce jour, je n'ai plus de nouvelles de l'enquête rouverte en 2010. Par l'intermédiaire de mon avocat, nous avons déposé auprès du Parquet, ces derniers mois, un rappel visant à obtenir des informations sur l'issue de l'enquête et sur les décisions prises par le Parquet.

Nous avons demandé à savoir officiellement si l'enquête se poursuit ou s'il faut procéder à une demande de renvoi en jugement ou à une demande de classement sans suite concernant la branche impliquant la mère de l'actuelle accusée Jessica Pulizzi, c'est-à-dire Anna Corona.

Dans le procès principal, il arrive parfois que les audiences soient fixées à des intervalles de temps très lents.

Je me demande s'il est normal ou juste que les magistrats puissent laisser des enquêtes aussi laborieuses et complexes (en plus d'être coûteuses pour l'État) être gérées de manière fragmentaire par plusieurs personnes, et tout cela sans que les organes de contrôle de la magistrature ou du ministère interviennent pour effectuer les vérifications nécessaires…

Je me demande si, après un calvaire judiciaire comme celui que je traverse, quelqu'un me dédommagera des erreurs commises et de celles qui continuent à être commises. Une justice sans continuité est en fait une injustice légalisée. Si les médecins se trompent, ils doivent répondre de leurs erreurs, tout comme toutes les autres catégories sociales. Mais je me demande : et si l’erreur est commise par un magistrat, ce dernier paiera-t-il pour ses fautes dans notre pays ?

Au cours du procès en tant que partie lésée, nous nous sentons « privés » de nos consultants techniques de partie qui n'ont pas été autorisés à présenter des contre-arguments, et je fais référence en particulier au Prof. Roberto Cusani, professeur titulaire de télécommunications à la Sapienza de Rome, qui pourrait apporter une contribution importante à la vérité ou aux faussetés qui émergent lors du débat, et qui a pourtant été mis de côté.

Le Tribunal a jugé recevables les questions sur les “rêves et l’ésotérisme” plutôt que sur les sujets apportés en contribution par un éminent spécialiste dans le domaine des télécommunications.

J'espère que ce Tribunal pourra revoir la position absurde prise au cours de la procédure en excluant notre expert. En résumé, je n'ai plus de nouvelles de l'enquête et le procès stagne depuis le début de l'année sur l'expertise laborieuse de l'ancien docteur, aujourd'hui avocat, Genchi.

Sans compter qu’il ne me semble pas que quiconque ait approfondi les graves affirmations que Genchi a faites sur un policier alors chef du commissariat de Mazara del Vallo et sur la proximité entre l’épouse de ce dernier et Anna Corona, mère de l’accusée...

Tout cela est scandaleux : aussi bien les procureurs qui sont transférés que les policiers qui peuvent compromettre les enquêtes.

Si tel a été le domaine judiciaire, le sort n’a pas été meilleur pour les recherches de ma fille du point de vue des institutions. Des dizaines et des dizaines de rencontres, de promesses, de poignées de main ; des assurances de la part de politiciens, de parlementaires, de ministres et de délégués… Chacun a rivalisé pour montrer son intérêt pour le cas de ma fille, dommage cependant que très peu aient vraiment décidé de “continuer” et d’insister sur le sujet. L’affaire Denise, pour beaucoup de personnes, a été un événement “vite fait, bien fait”, qui a peut-être représenté une opportunité de promotion personnelle.

J'ai exhorté les institutions italiennes à prendre en charge l'affaire de Denise, ainsi que celle de tous les enfants disparus. Les appels à l'Église pour qu'un communiqué soit lancé en faveur d'une enfant ont été inutiles. Tout aussi inutile a été l'appel à l'ancien Président de la République pour qu'il reconnaisse officiellement Denise comme « fille de tous les Italiens ». C'était un message fort de solidarité nationale, à exprimer en faveur de tous les enfants disparus, dont le chef de l'État devrait justement être le premier soutien moral.

Certains pourront dire que j'ai été reçue au Quirinal, d'autres cependant savent que j'ai dû m'enchaîner pour obtenir un peu d'attention... donc je ne dirais pas que j'ai trouvé la porte grande ouverte. Nos politiciens ont d'autres préoccupations, et lorsqu'ils sont directement impliqués dans les problèmes des gens ordinaires, ils sont clairement agacés et cherchent à régler la situation le plus rapidement possible et au "coût" le plus bas possible (je ne fais absolument pas référence à l'aide économique qui n'a jamais été vue, mais à celle personnelle et morale).

Je me suis battu pour qu'une modification de la loi soit approuvée afin de punir de manière exemplaire les responsables d'enlèvements de mineurs. Grâce à l'intérêt de quelques hommes politiques avisés, la réglementation a fait un petit pas en avant : mais que d'efforts pour avancer dans la bonne direction, que de fatigue pour un résultat dont l'utilité était évidente aux yeux de tous !

Des centaines d'appels à la télévision et des émissions spécialisées dédiées, avec une force constante appliquée aux initiatives pour la diffusion de l'image de ma fille, ont porté l'affaire à l'attention des médias internationaux et j'ai eu la possibilité d'être invitée au Parlement européen, où, devant la commission qui s'occupe des mineurs, j'ai pu exprimer un jugement sérieux sur les modalités d'intervention et d'alerte dans les premières phases des « disparitions » de mineurs. Seulement, rien de ce que j'ai proposé n'a ensuite été réellement pris en compte. Si un enfant est enlevé aujourd'hui, il se passe exactement ce qui s'est toujours passé dans le passé ; il n'y a pas eu, en huit ans, d'amélioration de l'efficacité de la réponse des institutions dans les premières phases de l'enlèvement d'un mineur. La seule chose qui a peut-être changé est la réponse des gens ordinaires, qui, peut-être après tant de luttes et d'engagement, ont compris que la voix d'une mère ne doit pas rester inécoutée, car les faits horribles arrivent à tout le monde, en Sicile comme en Lombardie, et ne se limitent pas à ceux dont on dit « c'est dans la famille ». C'est toujours « dans la famille », seulement il y a beaucoup de familles touchées et les gens ont commencé à comprendre qu'on ne peut pas dormir sur ses deux oreilles quand on est parent et sans les institutions qui vous protègent. Je demande l'aide de tous. N'abandonnez pas Denise, à un destin qu'elle n'a pas choisi d'avoir. Aidez-moi à retrouver confiance, car aujourd'hui je ne sais plus qui sont les bons et qui sont les méchants. Mazara del Vallo 01/09/2012             http://www.cerchiamodenise.it/denise/comstampa1092012.pdf

Piera Maggio

Site officiel : www.cerchiamodenise.it

Blog : https://www.cerchiamodenise.it/blog

E-mail : aiutiamo@cerchiamodenise.org

MINEURS DISPARUS : APPEL LANCÉ PAR PIERA MAGGIO DEPUIS LE PARLEMENT EUROPÉEN À BRUXELLES

Bruxelles, rencontre avec les honorables vice-présidents du Parlement européen : Angelilli, Pittella, McMillan-Scott, le vice-président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, M. Jacolino et Piera Maggio.

© Missing - Nous cherchons Denise